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#whatfoodmeans

Par: 
Frank Fol
Date: 
02/03/2017

On n’a jamais autant écrit sur la nourriture ! Nous n’avons jamais été aussi conscients de ce qui est conseillé et déconseillé de consommer, ‘autorisé’ ou ‘interdit’ ! Et chacun s’en accommode à sa manière. L’un est heureux d’avoir à manger tandis que l’autre ne jure que par le végétarisme ou le végétalisme quand il n’est pas addict à la viande. Pour ma part,  je suis fou de fruits et légumes. Mais ça, vous le saviez déjà.

Des actions comme ‘Les journées sans viande’ sont l’expression d’une prise de conscience générale de ce que nos choix en matière de nourriture ont une influence directe sur la planète. Mais qu’en est-il quand on n’a pas le choix de ce l’on veut ou peut manger ? Que fait-on quand on ne peut se nourrir sans une aide extérieure ?

J’ai été confronté brutalement à ces questions. Les Nations Unies m’ont proposé d’accompagner en Ethiopie une délégation du World Food Program (WFP) au titre de ‘Food Advocate’ pour me rendre compte par moi-même des conséquences de la sécheresse de 2015-2016. We’re Smart World ne pouvait décliner pareille invitation et je me suis donc rendu sur place avec quatre collègues cuisiniers européens.

Dans nos pays occidentaux, nous ne nous inquiétons pas de la surabondance de nourriture mais bien de l’obésité qui prend la forme d’une véritable pandémie. Selon l’OMS, la problématique est à ce point grave que la moitié de la population mondiale serait touchée d’ici 2030. Nourriture malsaine, trop de sucres (ajoutés), trop de (mauvaises) graisses, trop de viande, additifs dangereux,… tout cela fait que les  générations occidentales actuelles sont davantage confrontées à la surabondance et aux mauvais choix plutôt qu’à la sous-alimentation.

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Mais de nombreux êtres humains n’ont pas ce ‘luxe’. La sous-alimentation et la malnutrition sont leur lot quotidien. Le PAM et le service européen d’aide ECHO nous ont fait rencontrer des Ethiopiens chez eux, en plusieurs endroits du pays. Que signifie pour eux la nourriture ? Que font-ils quand El Niño atteint leur région et que la sécheresse s’installe partout ? Ils n’ont d’autre choix que de quitter leur maison et deviennent ainsi des réfugiés. Commence alors une période d’incertitude dont ils ignorent l’issue. A maintes reprises, on m’a dit avec une émotion énorme combien l’aide alimentaire de base fournie par l’ONU et l’UE était d’une importance vitale ! L’argent que l’on donne aux réfugiés dans les camps éthiopiens ne leur offre pas seulement pas la possibilité d’économiser pour leur avenir, il leur rend aussi espoir et dignité.

C’est animé d’une grande détermination que je suis rentré chez moi. Avec un respect infini pour ces personnes qui doivent veiller chaque jour à ce que leurs familles puissent survivre tout en restant dans leurs maisons. Avec un grand respect également pour les organismes d’aide qui, tous les jours, remettent l’ouvrage sur le métier, soutiennent les gens et développent des plans d’avenir pour les populations de divers endroits du globe, là où il est nécessaire d’apporter de l’aide.

FAIM ZERO : mettre un terme à la faim et à la malnutrition sous toutes leurs formes d’ici 2030 est un projet ambitieux qui nécessite notre engagement à tous et mérite notre soutien.

@eu_echo
@WFP
@UN

www1.wfp.org

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